Vivre autrement, cela s’apprend !

Vivre autrement, cela s’apprend !

Faut-il et pouvons nous vivre autrement et si oui comment ?

Le concept «  vivre autrement  » vue par la lorgnette du langage des couleurs incite au passage d’une réalité vers une autre. Cela traduit un changement de point de vue, l’accès à une perception nouvelle de sa réalité. Par exemple, qui vivrait dans le regard des autres, pourrait se mettre à se détacher de ce que ceux-ci pensent de lui. Qui serait attaché à comprendre, pourrait se mettre à pratiquer les idées auxquelles ils croient ou qu’il s’évertue à prouver comme vraies. Vivre autrement est la réponse à une demande, il implique la naissance d’un besoin, il répond à une nécessité. Qui se verrait abandonner une zone de confort sans source d’intérêts, sans promesses, sans avantages tangibles ?

L’accès à cette nouvelle façon de vivre se découvre-t-elle d’elle-même ? Quelle bonne raison pousse celui qui vit dans le regard des autres à se mettre à vivre dorénavant à partir du sien ? Pour quelle bonnes raisons, celui qui pense sa vie se mettrait à tout d’un coup à expérimenter ses idées. Il y a t il un facteur déclenchant ? Et si oui, lequel ? Le changement de vision résulte d’une initiation, et c’est pour cela qu’il ne saura acquis naturellement, de son propre gré. Il naîtra d’une étincelle, d’un flash, d’une révélation. Il jaillira de la rencontre avec une personne ayant parcouru ce chemin, ayant su nous en donner envie.

La logique des couleurs, décrit une version « matière » et « lumière » du monde. Le passage de l’une à l’autre de ces rives implique un « pont » qui montre que quitter pour se rendre sur l’autre berge. L’inverse est aussi possible et va se traduire par qu’emporter pour se rendre de l’autre côté. Grâce à ce pont, qui pense sa vie pourra passer sur la rive de celui qui la vit. Il quittera les idées et les concepts dont il dépend pour se mettre à les pratiquer. Le passage vers cet ailleurs nécessite un passeur, réclame une initiation.

Pourquoi avoir besoin de vivre autrement, en quoi serait-ce une bonne chose ? La nécessité de vivre autrement s’impose lorsqu’un mode de vie ne correspond plus,  fatigue, épuise, nous tue. Vivre autrement n’aura de sens que lorsque sa réalité l’exige. Sinon, dans la plupart des cas, il s’agira d’une découverte née d’une curiosité, d’une ouverture d’esprit. Et à un moment donné où on se sent prêt. Car, tout changement de réalité demande que l’on soit prêt, tant ce qui va arriver risque de chambouler le décors d’habitudes, de sa relation au monde, du regard porté sur soi-même. On ne pourra dire ce que c’est une bonne chose qu’une fois rendu sur l’autre rive de soi-même. Celui qui pense sa vie et sait pour les autres, ne verra pas d’un bon oeil que vivre autrement consistera à s’arrêter de penser pour quiconque. C’est une fois saisi la véracité et l’utilité de vivre pour lui qu’il découvrira que l’on ne peut pas savoir que pour soi. Savoir pour l’autre c’est  imposer à d’autres de penser comme soi, projeter que l’autre doit devenir comme soi.

Que veut dire « vivre autrement » ?

Tous les domaines de sa vie pourront être abordés. Prenons comme support les couleurs et selon leurs versions « matière » ou « lumière »,  voyons quel pont emprunter pour passer d’une rive à l’autre. Le Vert Franc représente l’amour. La « rive matière » évoque la rencontre avec une personne qui nourrit ses attentes, ses idées, et sur laquelle on  pourra projeter ce que l’on se racontent vouloir vivre avec la personne aimée. On va donc aimé cette personne pour cette raison. On sera déçu lorsque cette personne déjouera ses attentes.  La « rive lumière » évoque la rencontre avec une personne où seront vécus la découverte, le partage, à l’abris d’idées toutes faîtes, d’attentes. Ce n’est pas la personne qui sera aimé, mais la relation vécue avec elle. On sera déçu sitôt qu’on entrera dans l’attente.  Le premier « vert » vit dans ses pensées, le second vit dans le maintenant. Le premier pense pour l’autre, ou pense que l’autre pense comme lui. Il est idéaliste. Le second vit avec l’autre, vit pour partager avec l’autre, voit ce qu’il peut partager ou ne peut pas partager. Il est réaliste.  Le pont qui existe entre les deux rives suggère de se poser la question : qui aime-t-on ? Aime-t-on l’autre pour soi ou aimes-t-on la relation ? Par ou commencer ? Aimer l’autre parce qu’il répond à nos attentes sans découvrir si la relation sera possible. N’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ! Découvrir la relation qui sera possible avec une personne pour ensuite s’aimer dans cette relation, voilà le changement.

Le Rose représente la santé. La « rive matière » du rose évoque les symptômes qui traduisent un désagrément d’ordre physique et la nécessité de s’occuper de sa santé.  Pour la « rive lumière » la santé s’acquiert et se conserve en sachant entretenir son terrain.  Les symptômes sont des indices d’un besoin de s’occuper autrement de soi. La santé sera donc une affaire personnelle, qui dépendra de chacun. Pour la version « matière » la santé est une affaire de spécialiste, elle ne tiendra pas compte du terrain, mais davantage de la maladie. Le pont entre ces deux visions de la santé pose la question du corps. De quoi tombe-t-on malade ? Est-ce un agent extérieur qui nous rend malade ou bien est-ce notre terrain appauvri qui laisse prise à des agents extérieurs ? Qui dirige le corps, et à qui appartient-il ? Celui qui est dans son corps percevra davantage les aliments-carburant bons pour lui,  le besoin d’exercice physique qui lui correspond. Il occupera le terrain. Son corps devient son véhicule, il lui demande de l’attention, il est à conduire.  L’autre confira son corps, perdra de vue que c’est lui qui en est le propriétaire, le pilote.

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Le bleu mature fait référence à l’intuition qui permet de se trouver au bon endroit, au bon moment. Pour la version « matière », l’intuition est un atout propre à certaines personnes leur octroyant la capacité à créer, à avoir du talent et être de ce fait nantis, pour réussir. Selon la version « lumière »,  aura de l’intuition toute personne qui saura recevoir. Recevoir veut dire accueillir ce qui vient à soi, se laisser porter par ce qui est proposé, avoir suffisamment confiance en la vie pour savoir que ce qui est offert est bon pour soi, et prendre du temps afin de répondre aux opportunités offertes. Pour la version « matière », personne n’est censé donner ce que nous recevons. Tout est pur hasard, certains sont intuitif et d’autres pa s. Pour la version « lumière », ce qui est donnée vient d’une source créative bien pensante, bienveillante, le Soi. Le pont entre les deux rives de cette couleur fait percevoir que l’intuition n’est ni une chance ni un du, mais une attitude à suivre, un canal par lequel s’exprimer, signer sa vie, se relier au Soi duquel recevoir et manifester l’abondance.

Le marron évoque la passé, son poids, mais le aussi le monde de la matière. Dans sa version «  matière », le passé s’une personne gouvernera sa vie, il sera sans cesse présent, pourra dicter ses attitudes comme ses habitudes. Il colorera ses sentiments et selon que cet individu aura une vie marquée d’épreuves, d’embûches, il sera conditionné soit pour prendre des coups soit passer son temps à les éviter. Dans sa version « lumière », chacun à une histoire qui est à l’origine de son évolution. C’est elle qui va déterminer une carrière, pousser vers une passion et selon ses blessures indiquera une direction. Qui aura perdu la vue pourra développer l’écoute. Qui aura du se débrouiller avec les autres , sera compter sur soi.  Une personne vivant dans la marron «  matière » aura l’impression qu’en ayant eu une autre histoire, sa vie aurait été plus facile. Elle pourra vivre dans le regret. La même personne passant en version «  lumière », s’apercevra avoir des atouts non révélés tant que ton attention était consacrée à chercher un responsable à ses défaillances.  En pacifiant son histoire, dans un cadre thérapeutique, de la place est faite pour activer ses capacités à vivre le présent. Le pont entre ces marrons pointe du doigts les particularités de l’histoire de chacun comme facteurs réels pour trouver sa voie, sa place. Il s’évertue à prouver que chacun vient d’un endroit unique qui va lui permettre de sortir de lui-même, faire émerger le vivant, avec le temps.

Voilà pourquoi vivre autrement ne peut se faire délibérément sans rencontrer ses peurs de perdre et la force de l’engagement pour traverser le pont sans se retourner.

Il y a deux sortes d’attitudes face au changement. Celle qui consiste à se cantonner dans ce qui est acquis, et celle qui contribue à suivre le mouvement de l’évolution de la nature des choses. On peut avoir de bonnes raisons de se cantonner dans l’acquis, lorsque par exemple ce qu’on est amené à vivre nous convient, nous apportent, nous nourrit. Les habitudes font, elles aussi parties de l’option du non-changement. Parmi les bonnes, je mentionnerais toutes celles auxquelles on s’évertue de croire et parmi les moins bonnes toutes celles que nous subissons. Le changement pourra être perçu comme un facteur chance ou de mal chance selon que l’on croit détenir le pouvoir de son destin ou au contraire en sachant s’en remettre à ce que propose la vie.   

La notion d’impermanence est hautement d’ordre spirituelle.  Elle fait percevoir que rien ne dure et nous apprend à dire « oui  » à ce qui se passe. Ce « oui » est un non-refus. Ce « oui » est une ouverture, il est une mutation.

Ce changement-là, ne se programme pas, il est simplement acquissement  aux événements qui se présentent. Il n’est pas soumission, il est accord. Dire « non » au changement alimente d’une certaine façon la dualité. D’un fait qu’on ne veux pas, on le transforme en deux faits, en cherchant à en créer un autre, remplaçant le premier. Cette logique qui s’évertue à faire en sorte qu’il n’arrive que ce à quoi on crois, crée sa dualité et donc crée la confusion que les croyances créent peuvent générer un autre monde. De ce point de vue, ces fameuses croyances s’évertuent davantage à refuser le changement que de participer à celui-ci.

Le non-refus de ce qui a lieu c’est cela vivre intrinsèquement le vrai changement. Parlons de ce qui a lieu, et non pas de ce qui pourrait avoir lieu. Le premier se rapporte au présent, le second au passé ou au futur. Le thème du changement n’est pas si facile que cela à concevoir. Va-t-il parler d’acceptation du présent, ou bien programmation d’un futur possible ?

Vivre autrement fait entrer dans le présent. Ne pouvoir le vivre explique ses malheurs, ses déceptions, ses attentes parce que ce changement-là oblige à lâcher le connu, le contraint à ne plus s’attendre à ce que quelque chose soit acquit.

Comment peut-on vivre cette mutation ? Il sera question d’un grand virage, un lâcher prise, un abandon puisque  vivre autrement s’enclenche dans le : «  pas de refus ». On pourra remarquer qu’il n’est pas écrit le mot « acceptation » mais « pas de refus ». En le lisant ces termes à voix haute, on fera  de soi-même la différence. L’acceptation sera volontiers un mot qui  s’empare du « moi- je », l’image idéalisé de soi, alors que le mot non-refus sera volontiers le langage du coeur. L’un gagne, l’autre acquiesce.

Vivre autrement est indiqué comme à tous chemins de grande randonné, balisés de traits de couleurs. Qui suit les balises arrivera où ce chemin mène. Qui omets de les suivre, en étant   libre de suivre le sentier voulu, prendra le risque de se perdre, mais  aussi de ne pas atteindre le but vers lequel ce chemin mène. Le chemin mène quelque part, parce qu’il est balisé. Qui refuse les balises, entre dans le refus de ce qui est. Il sort du présent. Il invente et vivra dorénavant sur des suppositions, des préjugés, des apparences. Il sera devenu mental. Qui ne refuse pas les balises, serra amené à transformer en lui la part qui refuse, la part qui sait, la part qui croit, la part qui ne plie pas.

Le grand changement n’est d’autres qu’une aventure intérieure. Le maître mot clé se résume à « oui » à ce qui a lieu. Alors les solution naitront. Les solutions du présent. Des solutions vierges auxquelles on n’aura pas encore réfléchies, pas encore imaginées. Ces solutions ressemblent au monde à inventer.

Le climat change. quelles solutions va-t-on trouver pour nos chauffer, se protéger de la chaleur, des tempêtes. Pas de refus, si on n’arrive pas à lutter contre le chômage. Les solutions pour gagner sa vie devront être autres. La plupart des personnes qui ont un travail aujourd’hui, est alimentaire. Ce chômage n’est-il pas en train de relater qu’on a mieux à faire que travailler pour survivre. La solution à ce pas de refus est de travailler autrement. Qu’a-t-on à échanger qui puisse se monnayer ? Qu’a-t-on comme qualités qui pourraient être utiles ! Pas de refus, on a des problèmes  et on aimerais tant que les autres fassent quelque chose. La solution est-elle chez les autres, ou dans son camp ?

Au début dans le monde des couleurs, je menais un cycle de conférences intitulées « les clefs du changement ». La clé numéro est « un » est d’entrer dans le Ici et maintenant. Et à partir de ce présent-là, trouver les solutions qui s’appuient sur ce « maintenant ». La couleur oeuvre dans cette direction. La version « matière » évoque comment on voit et vivons le monde en étant coupé du présent. Cela va se traduire par une vie préoccupée par trouver des solutions pour mieux vivre, mieux gagner sa vie, être en meilleure santé, mais coupé de la réalité du terrain, de ce qu’il se passe en ce moment. La version « lumière » à l’inverse évoque comment on vit le monde en étant relié au présent. La version « matière » coupé du présent, sera paradoxalement reliée à son esprit, ses idées, nous faisant croire que tout est croyances, tout est concept, tout est cadré, connu. La version « lumière » qu’en à elle, n’aura pas de présupposés, pas d’idée, pas de commentaires à apporter. Entrer dans ce présent permet de voir d’autres directions possibles.

Entrer dans le « Ici et maintenant » représente l’ultime travail à faire pour ne plus voir le monde comme une suite de problèmes à résoudre mais davantage comme une route sur lequel avancer en sachant trouver des solutions pour continuer à vivre ensemble, incarné dans le maintenant. Si non n’est pas adepte de la méditation assise qui permet d’apprendre à voir les systèmes faisant écran au présent, les cartes de couleurs au travers du tirage « cadeau et opportunités du jour » sont un moyen fort et utile faisant percevoir la réalité à vivre au jour le jour. L’exercice consiste à piocher deux cartes dans un paquet de 90 cartes, à l’aveuglette. La première relate le présent dans lequel on est, aujourd’hui, la seconde l’opportunité du jour. Voyez-là comme un conseil à vivre aujourd’hui dans ce présent-là. Supposons que vous piochez une carte dans sa version « matière », cela veut tout simplement dire qu’aujourd’hui on est coupé du présent. En prendre conscience va donc s’avérer une très belle expérience, puisque qui se voit coupé de son présent à de bonnes raisons de ne plus l’être. Si on tire la version « lumière » le tirage indique qu’aujourd’hui on est dans le présent. La seconde carte propose un conseil et selon qu’elle sera « matière » ou « lumière » elle invitera à voir le monde en étant coupé ou relié au présent. Cette gymnastique apprend à se voir et noter la différentes dans ses attitudes. Ces opposés sont précieux pour apprendre à évoluer. Comment apprécier un bon repas ? En ayant gouté à de moins bons. Pour apprécier quelque chose ou quelqu’un, ne faut-il pas avoir connu l’inverse ? Pour savoir s’il fait chaud, ne faut-il pas avoir connu le froid ? Pour savoir aimer, ne faut-il pas avoir manqué d’amour ? Se voir dans quelque chose permet d’engranger l’information et ne représente en rien du négatif, ni du mauvais. Cette réalité prendra forme en découvrant d’autres. Le présent à cette vertu, nous faire découvrir la diversités, les différences, l’originalité de chacun et chaque chose.

Vivre autrement va nécessairement impliquer une nouvelle donnée parfois jusque-là réfutée.  Pourrait-on dite que cette nouveauté soit venue d’elle-même ? Y aurions nous pensé puis le moment venue, nous voilà nous y rendre ? La nouveauté se profile lorsque un besoin de vivre autrement s’impose. Ce changement là ressemble à des retrouvailles avec soi-même, un rendez-vous avec qui nous sommes vraiment.

Vivre autrement n’est pas chose facile, cela n’offre pas garantie, n’est pas innée. Cette attitude s’associe à la foi que quelque chose de plus grand que nous existe, tant cela demande de lâcher-prise, d’imprévu, de foi. Ce changement là nous rattrape, nous faite percevoir combien nous sommes petit. Il nous rattrape aussi lorsqu’il nous apporte du bonheur, de l’abondance et sait répondre à tous nos besoins. Ce changement là est la réponse la plus précieuse à ce dont nous avons besoin.

Cette impermanence incessante fait réaliser combien tout est « maintenant » et à partir de celui-ci, on sera parler au monde, savoir qu’offrir en échange.

Vivre autrement n’est ni une chance, ni un privilège, ne serait-ce pas l’apanage de celui qui vit en adéquation son présent en faisant la part entre ce que veut sa tête et la réalité de la route où il se trouve maintenant !

William BERTON

 

Acupuncteur, ostéopathe, spécialiste de la connaissance de soi par le langage des couleurs, auteur des best-sellers Couleur-Energie, Les Couleurs Racontent,fFondateur de l’école des couleurs, conférencier, accompagnant en entretiens couleurs

L'action des couleurs

20 novembre 2018

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